Mardi 13 octobre 2009
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Juin 2009, le 20. Premier groupe. Ca brule sur Cabriès.
Je me souviens du 14 juillet, où la soirée avait bien commencé à se faire voir des filles lors du feu d'artifice des Lecques sur le toit du camion avec Antoine.
Une heure plus tard nous sommes dans les citées marseillaises, où la guerilla urbaine s'est installée depuis quelques heures.
Le 22 juillet, un vent du sud terriblement chaud et notre départ pour Marseille vers 19h.
Nous repassons aux mêmes endroits que la semaine passée mais cette fois les gens sont tournés vers la colline, anxieux.
Le feu arrive de Carpiagne et cavale entre crêtes et talwegs depuis le début de l'après-midi.
Nuit marquante. Le vent tourne, le feu change de direction toutes les demi-heures.
Je me souviens de ce vallon qui s'est embrasé, et de Julien cramponné au Canon du CCFS pour tenter de protéger les mecs engagés sur l'établissement.
Je me souviens de l'évacuation de Seb, petit coup dur dans l'équipe. Heureusement, rien de grave.
Je me souviens de ces alimentations qui n'exitent pas dans les livres, que nous avons effectué avec Alain Fred et Julien.
Au levé du jour, on se rends compte.
On y est arrivé. Il ne reste que 5 à 10 mètres de végétation au delà des maisons mais on les a sauvé.
Pas d'auto-félicitations. On replie les quelques km de tuyaux qu'on a mis par terre et on pars se ravitailler en nourriture et en collyre au PC.
Je me souviens de la relève, pas envie de partir, énervé de laisser le chantier et les "anciens" 24h de plus.
Mais c'était nécessaire.
Ils annoncent 1300 hectares à la télé. Ca donne envie de pleurer.
Le 16 août, on part à Camp la Source puis au Luc.
On file un coup de main pour le noyage.
Petit évènement, Julien se sert de son CCFS comme d'un ouvre boite sur une mégane en rentrant.
Heureusement, rien de grave.
Le 20 août on a peur.
Trop chaud, trop sec.
Avec nous, un groupe du Val d'Oise. Les mecs sont sympas et le colon nous rend visite.
Le 26 août, on bois des boissons énergisantes au groupe quand Rémy nous signale un feu sur Signes.
Pas de vent, 6 départs de feux qui s'étalent à l'horizontale.
On arrive sur le plus gros départ et on sue mais on l'a.
Quelques minutes plus tard et de l'autre côté, une reprise nous a bien chauffé Jean-Pierre et moi.
Après coup on se dit qu'on aurait du reculer et se tirer avant.
Les avions arrivent, on est contents. Une heure plus tard, la pluie.
Une saison calme. Rythmée par les petits feux de tous les jours sur la commune et les interventions du quotidien.
C'est avec des images pleins la tête que je range mon casque F2 (dédié aux feux de forêts) et que j'enlève mon sac de couchage et mon oreiller du CCFM.
La saison est bel et bien terminée